Actualité3 août 2026

Défaillances d'entreprises en France : pourquoi la trésorerie redevient le premier critère d'investissement

Défaillances d'entreprises en France en 2026 et rôle du leasing d'équipement dans la préservation de trésorerie - Leaseworld

Sur les douze mois glissants à fin mai 2026, la France a enregistré 70 077 défaillances d'entreprises, selon la Banque de France — un niveau resté quasi stable par rapport à fin avril (70 257, données révisées) mais toujours historiquement élevé.

Pour les dirigeants et directions financières, ce contexte a une conséquence directe : chaque décision d'investissement en équipement doit désormais être arbitrée autant en fonction de la trésorerie disponible que du besoin opérationnel. C'est précisément le rôle que joue le financement en leasing.

Que montrent les derniers chiffres de la Banque de France sur les défaillances d'entreprises ?

Le nombre de défaillances a franchi un premier record fin 2025, avec 68 564 procédures sur douze mois à fin décembre (+3,5 % sur un an). La hausse s'est poursuivie au premier semestre 2026, portant le cumul glissant au-dessus de la barre des 70 000 dès le printemps, avant un très léger repli en mai :

  • 70 077 défaillances sur 12 mois glissants à fin mai 2026
  • 70 257 à fin avril 2026 (données révisées)
  • 68 564 à fin décembre 2025, alors présenté comme un niveau record

Le repli de mai s'explique principalement par un recul des défaillances dans le BTP et le transport-entreposage, ainsi que par une baisse portée par les micro-entreprises. La Banque de France souligne que le niveau reste élevé, dans un climat économique encore marqué par des chocs successifs et des incertitudes qui pèsent sur la situation financière d'une partie des entreprises.

Un chiffre à lire dans la durée, pas comme un pic isolé

L'essentiel n'est pas la variation d'un mois sur l'autre, mais la tendance de fond : le nombre de défaillances a augmenté de façon quasi continue depuis 2022, dépassant aujourd'hui les niveaux observés avant la crise sanitaire. Pour une entreprise qui investit, cela change la nature du risque à couvrir : ce n'est plus seulement le risque propre au projet financé, mais le risque de tension de trésorerie généralisée dans son écosystème (clients, fournisseurs, sous-traitants).

En quoi le financement en leasing réduit-il ce risque de trésorerie ?

Le leasing d'équipement (crédit-bail ou location financière) répond directement à ce changement de priorité, pour trois raisons concrètes :

  • Pas de sortie de trésorerie immédiate : l'équipement est financé sur la durée par des loyers, au lieu de mobiliser un apport ou un crédit classique qui immobilise du cash disponible.
  • Lignes de crédit bancaires préservées : le leasing n'entame pas les capacités d'emprunt existantes de l'entreprise, qui restent disponibles pour financer son cycle d'exploitation si un choc conjoncturel survient.
  • Charges lissées et prévisibles : des loyers fixes sur toute la durée du contrat facilitent le pilotage de trésorerie, plus difficile à assurer avec un endettement classique exposé aux variations de taux.

Crédit-bail ou location financière : quel choix quand la visibilité économique est réduite ?

Notre analyse du baromètre ASF du premier trimestre 2026 montrait déjà ce basculement : le crédit-bail (avec option d'achat) ralentit son repli mais reste prudent, pendant que la location financière et la location longue durée renouent avec la croissance. Ce sont précisément les produits sans engagement sur la valeur résiduelle qui progressent le plus dans un contexte où la visibilité à moyen terme s'est réduite — une lecture cohérente avec la hausse des défaillances observée depuis fin 2025.

Ce que cela change concrètement pour votre entreprise en 2026

Que vous soyez une exploitation agricole, une entreprise du BTP, un site industriel ou une structure de santé, la question à se poser avant un investissement en équipement n'est plus seulement "puis-je me le payer ?" mais "quel est l'impact sur ma trésorerie si mon activité ralentit pendant 12 à 24 mois ?" :

  • Un investissement financé en leasing ne pèse sur la trésorerie qu'à hauteur du loyer périodique, ce qui limite l'exposition en cas de retournement d'activité.
  • Conserver ses lignes de crédit bancaires intactes donne une marge de manœuvre supplémentaire si un client ou un partenaire clé rencontre lui-même des difficultés.
  • Un contrat calé sur la durée d'usage réelle de l'équipement évite de s'engager financièrement au-delà de la visibilité réelle sur l'activité.

En résumé

  • 70 077 défaillances d'entreprises sur 12 mois glissants à fin mai 2026 en France, un niveau resté quasi stable sur un mois mais toujours historiquement élevé (Banque de France).
  • La hausse continue depuis 2022 change la nature du risque à couvrir pour toute entreprise qui investit : la tension de trésorerie généralisée, pas seulement le risque propre au projet financé.
  • Le leasing d'équipement préserve la trésorerie et les lignes de crédit bancaires, tout en lissant la charge financière sur la durée du contrat.
  • Les produits sans option d'achat (location financière, LLD) progressent particulièrement dans ce contexte de visibilité réduite, en cohérence avec le baromètre ASF du premier trimestre 2026.

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Source : Défaillances d'entreprises — France, mai 2026 — Banque de France